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Allocations familiales : l’UNAF rappelle à l’Elysée les engagements du candidat Macron

Budget des familles

UNAF

Face à la nouvelle polémique lancée sur les allocations familiales, l’UNAF a saisi l’Elysée, le Président de la République s’étant exprimé sur ce sujet lors de sa campagne il y a quelques mois.

Le PLFSS 2018 prévoit des réductions massives sur la PAJE, d’un montant sans commune mesure avec l’annonce médiatique donnée deux jours avant sur l’augmentation du complément mode de garde réservé aux familles monoparentales. Ces nouvelles coupes financières à l’encontre des familles, au total de 450 M€ (500M€ de moins sur la PAJE et 40M€ de plus sur le complément familial) sont d’autant plus inacceptables que la branche famille n’est plus en déficit. Elle est même en excédent (Voir article précédent).

Comme si ces coupes ne suffisaient pas, le Rapporteur général du PLFSS 2018, le député M. Véran, a lancé dans les médias l’idée de supprimer les allocations familiales pour une partie des familles (à partir de 6 000€ avec deux enfants) poursuivant ainsi l’entreprise de démantèlement de la politique familiale.

L’UNAF rappelle que les années toutes récentes, 2013 et 2014 ont été marquées par les débats et les polémiques sur la politique familiale aboutissant notamment à la remise en cause de l’universalité de la protection sociale au motif du déficit de la branche famille qui subsistait alors. Ces mesures se sont traduites par des pertes massives pour les familles (plus de 4 milliards d’euros). Pourquoi à nouveau faire douter les familles ? Pourquoi remettre à nouveau en débat les allocations familiales qui l’ont été déjà il y a à peine 3 ans ?

Il convient de rappeler, que lors de la campagne électorale, le candidat M. Emmanuel Macron s’était engagé à ne pas modifier les prestations familiales ? De même a-il confirmé, dans une interview il y a sept mois, que « raboter les allocations familiales et le quotient a été un problème » pour les familles concernées.

Beaucoup d’incompréhensions et d’inquiétudes nous parviennent, notamment pour les familles nombreuses dont le pouvoir d’achat a déjà été fortement amputé. + Lire la dernière étude qualitative réalisée par l’UNAF « Portraits croisés de familles nombreuses ».

Cette attaque à l’encontre des familles moyennes supérieures ressurgit au moment où le Gouvernement prévoit dans le PLF 2018 des exonérations sur l’ISF favorisant des catégories autrement plus aisées, avec un niveau de vie sans commune mesure et pour certaines sans charge d’enfants. Chacun sait que les annonces sur la baisse de l’ISF sont impopulaires et font des vagues surtout auprès de tous ceux qui sont frappés dans le même temps par les plans d’économies divers : baisse de la politique familiale, baisse des APL… Il s’agirait donc – semble t-il – au travers de ce « ballon d’essai » lancé contre les allocations familiales de montrer que la politique menée serait sociale, puisqu’en contrepartie du cadeau fiscal sur l’ISF, et du manque à gagner pour les recettes de l’Etat, les allocations familiales seraient coupées pour des familles considérées comme aisées… La logique du raisonnement laisse songeur. Si l’on considère nécessaire de redistribuer autrement, autant revoir alors la mesure sur l’ISF ! En plus des nouvelles coupes de 450M€ prévues pour 2018, après 4 milliards de pertes, on voudrait donc encore sanctionner des familles qui ne vont aucunement bénéficier des avantages fiscaux d’ampleur prévus sur l’ISF ! Est-il utile de dire que les familles ayant 6 000 € au total de revenus, soit 3 000 € pour chacun des parents quand les deux travaillent, n’ont rien à voir avec les bénéficiaires des allègements d’ISF tels que prévus ? Comment imaginer que l’annonce de telles nouvelles coupes pourra apaiser le sentiment d’injustice ? Elle ne fera que le renforcer !

De telles annonces ne feront qu’accroître la perte de confiance des familles. Tous les chercheurs, experts, spécialistes de la politique familiale convergent sur un point : c’est la stabilité, la durabilité, le consensus sur la politique familiale, la confiance mise dans l’engagement des pouvoirs publics dans la durée qui sont à l’origine de la réussite de la politique familiale. Les décisions prises ces dernières années ont incontestablement fragilisé la confiance des familles. Baisse des naissances, baisse du taux d’emploi des femmes, baisse du recours aux modes de garde : ces signaux d’alarme actuels devraient faire prendre conscience de la nécessité d’arrêter cette politique de coupes.

Les décisions prises ces dernières années ont incontestablement fragilisé la confiance des familles. Baisse des naissances, baisse du taux d’emploi des femmes, baisse du recours de mode de garde : tels sont les signaux d’alarme actuels qui devraient faire prendre conscience de la nécessité d’arrêter.

Continuer à remettre en cause indéfiniment le contenu de cette politique – l’une des rares qui étaient jusqu’à une période récente enviée de nos voisins européens – c’est véritablement jouer aux apprentis sorciers et prendre une lourde responsabilité pour l’avenir.

 

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